je préfère les tâches d’encre aux lignes
précises de ces corps dessinés
je m’aventure plus aisément quand
la peau reste irrégulière
et nos gestes brouillons
si j’ai un souhait je te le donne
que nous restions imparfaits
je préfère les tâches d’encre aux lignes
précises de ces corps dessinés
je m’aventure plus aisément quand
la peau reste irrégulière
et nos gestes brouillons
si j’ai un souhait je te le donne
que nous restions imparfaits
this feeling was like a guest
this breath was like an interception
these eyes were closed to my soul
but I never stop
because there is no step
no gap
no space
no hope
because all this world is a poke
or a tweet
you look at me with one eye, use both
(and keep your hands out)
J’ai regardé des montagnes,
J’ai regardé des ombres,
J’ai regardé des immeubles (de grande hauteur),
J’ai écouté des silences,
J’ai regardé des fesses et des regards,
Mais maintenant, fais-moi face.
— Charles Juliet
sans un jour à éviter cet amour
le regard lumineux
les lèvres closes
le souffle court
les battements sourds
même sans un mot
je sais tout
à jamais plus les peines
à jamais plus les haines
juste la folie
d’un vent qui tourbillonne
Ils se foutent pas mal de toi, de ce que tu ressens,
Non ce qui les intéresse, c’est la couleur de ton sang.
Ils se foutent pas mal de toi, de tes sentiments,
Non ce qui les inquiète, c’est l’attrait de l’amant.
Ils se foutent pas mal de toi, de ce que tu espères,
Non ce qu’ils attendent, c’est que tu les prennes comme repère.
Mais leur espérance est vaine.
(petit poème écrit à mes 20 ans)
au bout de la branche prête à casser
j’ai couru jusqu’au bout fixement
fou j’ai couru comme un amant perdu
jusqu’au bout de la plaine
jusqu’à atteindre l’arbre
et sa branche cassée
qui ouvre sur l’horizon